LE TRAITEMENT MEDICAL

A – LE TRAITEMENT MEDICAL

Il s’agit d’un traitement médical à visée symptomatique et non pas étiologique ; le but est donc de faire disparaître les crises ou au moins de les raréfier.

Les médicaments épileptiques
Sans les passer en revue dans le détail, il est intéressant de rappeler que leur nombre s’est considérablement accru depuis le début des années 90 et que l’on dispose maintenant d’une quinzaine de médicaments antiépileptiques.


Principaux médicaments antiépileptiques

Première génération Phénobarbital (Gardénal ®) 1917
Phénytoïne (Dihydan ®) 1938
Primidone (Mysoline ®) 1954
Ethosuximide (Zarontin ®) 1957Deuxième génération Carbamazépine (Tégrétol ®) 1960
Valproate (Dépakine ®) 1967

Troisième génération Vigabatrin (Sabril ®) 1991
Gapapentin (Neurontin ®) 1995
Felbamate (Taloxa ®) 1996
Lamotrigine (Lamictal ®) 1996
Topiramate (Epitomax ®) 1998
Tiagabine (Gabitril ®) 1998
Lévétiracétam Keppra ®) 2001

Le traitement ne doit être entrepris qu’une fois le diagnostic d’épilepsie porté de façon certaine. Le choix d’une monothérapie doit toujours être privilégié puisque en effet, un seul médicament suffit à contrôler la majorité des épilepsies. Toutefois, dans 20 à 25 % des cas, la monothérapie s’avère insuffisante et il faut alors savoir passer à une bithérapie. L’association de plus de 2 médicaments doit rester exceptionnelle.
Le choix du produit repose sur le type d’épilepsie, sur le spectre d’action du médicament et sur les risques d’effets indésirables potentiels.
La surveillance du traitement repose essentiellement sur l’effet obtenu sur les crises, éventuellement sur la survenue d’effets indésirables.
En cas de succès, le problème de l’interruption du traitement pourra se poser au bout de quelques années.
Enfin, il faut rappeler que si le médicament joue un rôle essentiel, le succès dépend en très grande partie d’une bonne observance (c’est-à-dire du sérieux et de la régularité avec lesquels le sujet va suivre son traitement) et du respect de règles hygiéno-diététiques simples : éviter les dettes de sommeil et la prise d’alcool en particulier.

B – LE TRAITEMENT CHIRURGICAL

Il peut être indiqué devant une épilepsie partielle pharmaco-résistante. Le but est d’enlever la zone corticale impliquée dans la genèse des crises à condition qu’elle soit localisée en dehors des zones cérébrales hautement fonctionnelles (langage, motricité). Ce traitement nécessite un bilan « pré chirurgical » très précis, réalisé par des équipes spécialisées, le but principal étant la localisation anatomique de la zone épileptogène.

Les résultats de la chirurgie de l’épilepsie sont particulièrement intéressants dans les épilepsies prenant naissance dans les régions temporales (plus de 80 % des patients environ sont libres de crises après chirurgie).

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